Matinée dans les grains avec alternance de molles, de rafales à 40 nœuds, du Nord, du Sud-Ouest, des pluies diluviennes et même un peu de grêle… Beaucoup de manœuvres et de changements de voiles …
10h24 : arrivée au portant à Saint Nazaire, en 25ème position !

Finalement, en temps compensé, nous nous classons onzièmes de notre catégorie (sur 26)

L’après midi est consacré au dévorage d’entrecôte, puis à la sieste…Il faut aussi réparer le moteur (turbine de refroidissement HS, barre à roue déboitée, compas éteint …) La dépression passe, les rafales atteignent 30 nœuds dans le port…

Le briefing de la soirée, bien que confus, nous apprend que l’organisation maintient le départ à Aviles demain après le passage du cœur de la dépression. Signal de départ vers 15h, traversée sportive en 48h environ, arrivée mercredi soit en Espagne. Puis dès le lendemain, retour sur la France sur une dorsale anticyclonique, au près, dans le petit air et sous le soleil ! Le seul problème, c’est qu’on arrivera tard dimanche prochain, qu’on doit encore faire le convoyage et puis le retour jusqu’à nos pénates respectives…
La question que se pose la plupart des équipages, et spécialement du nôtre est la suivante : Est-ce qu’on est là pour faire de la voile de lundi à dimanche, presque 24h/24, d’autant plus que les jours de repos et de fête prévus à Aviles ne sont plus là pour couper la semaine ? En est-on capables alors même qu’Antoine vient de nous quitter pour rentrer à Paris ? Et est-ce raisonnable ?
Ou est-ce qu’on envisage une autre option : abandon et croisière rapide en Bretagne ?

Après quelques discussions, nous venons finalement de prendre notre décision : nous partons. On est venu pour aller en Espagne, on y ira !!

Programme de ce soir : repas dans le bateau et soirée tranquille. Demain, départ vers l’Espagne ! Pour l’instant, ça souffle toujours très fort au dessus de nos têtes …. Christophe