La Côte Basque vient de se trouver un nouveau lieu de légende. Oubliées les tempêtes de l'an passé et ce banc de sable disparu qui rendait le spot comparable à un lac.

La houle a honoré l'homme qui sait le mieux la dompter sur la planète : Kelly Slater.

Nous en avions déjà fait un article, le boss tentait de conquérir ici son huitième titre de champion du monde. Avec 1000 points d'avance sur son dauphin Taj Burrow, éliminé en quarts, son sacre ne semblait plus qu'une question de temps.

En demi-finale, c'est à l'Australien Joël Parkinson de croiser le chemin de Slater.

Alors que Parkinson aligne les tubes et les notes supérieures à 9,00 depuis deux semaines, un passage à vide de 30 minutes suffit pour lui faire boire la tasse. Slater n'en espérait pas tant. L'Américain va chercher des points dans des creux qui ne feraient pas trembler un baigneur du dimanche. Et quand le swell fait des siennes, le maître étale toute sa classe, faisant durer les vagues une éternité, alignant les figures radicales et plaquant un 9,17 sur la feuille de note. Réécrire la légende deviendrait presque une banalité. " J'ai abordé cet évènement tranquillement, sans me prendre la tête ". Tranquille, le surfeurs appréhende son statut de légende vivante avec humilité!

Forcément, dans ces conditions, on démarre une finale du WCT plus détendu. Bobby Martinez et lui jouent la première priorité du duel à " pierre, feuille, ciseau ". 30000$ sont quand même dans la balance... Pour ajouter à la fête, le swell a décidé de se réveiller et des vagues de près de 3 mètres se sont formées.

Pas mal pour le gala du " Boss ", idéal pour une démonstration du rookie de l'année. Mais pas assez pour vaincre Kelly qui s'en sort très bien et aligne les sets de folie pour finalement devenir l'homme le plus titré de tous les temps dans les championnats du monde. Chapeau!

Un vidéo est dispo sur Freesport. Une belle leçon de surf.