Voile: deuxième semaine de mer pour Maud
Par tOm, mardi 31 octobre 2006 :: Voile :: #101 :: rss
Casse technique, soucis informatiques : Maud Fontenoy a vécu 7 jours mouvementés mais elle poursuit sa route. La navigatrice, qui a quitté la Réunion le 15 octobre dernier, se trouve désormais au sud de l'Afrique avec, en ligne de mire, le premier des trois caps prévus dans l'itinéraire de son tour du monde contre les vents et les courants.

Objectif Cap de Bonne Espérance. Si tout se passe bien, le passage de ce point mythique s'effectuera en début de semaine pour l'Oréal. Maud Fontenoy a laissé derrière elle la Réunion et Madagascar. Samedi, dans le journal de bord qu'elle envoie quotidiennement à son équipe, Maud racontait sa joie de déguster l'un des trois ananas Victoria embarqués avant le départ. Il y'avait des dauphins autour de l'Oréal, joueurs, rivalisant avec l'étrave avant de replonger vers les profondeurs. Epilogue souriant d'une semaine pas simple à négocier.
Mercredi, Maud appelle la Terre. Elle n'a plus d'informatique à bord. Ce qui veut notamment dire plus d'accès aux fichiers météo même si il reste le téléphone pour communiquer. A Terre, on se met en branle pour trouver une solution mais les minutes passent, il faut tenter de rester calme même si l'énervement gagne du terrain. Après avoir passé plus de deux heures à bidouiller, à faire tous les tests sur mon ordinateur pour qu'il fonctionne à nouveau, on comprend finalement que c'est un problème de satellite, plus précisément en Arizona, raconte Maud. Il faut qu' 'ils' réparent. Mission finalement accomplie mais pas de répit pour autant. Maud sort de sa cellule de vie, caisse à outils à la main. Car à l'extérieur, il y a également des difficultés. !
Encore un problème de chariot de grand voile, explique la navigatrice. Elle doit alors monter dans le mât pour remettre les choses en ordre. C'est une voile très grande, très lourde. J'en ai pleuré de désespoir mais en prenant mon temps j'ai réussi à réparer.
Le lendemain L'Oréal a retrouvé sa vitesse de croisière. Maud son sourire. A la vacation radio qu'elle honore tous les jeudis avec son équipe à Terre, la navigatrice explique les courbatures qui lui font mal. Son pied tout bleu, témoin de l'orteil qu'elle s'est cassée la première semaine et le gros temps qui arrive sur son embarcation. Mais ce n'est pas grave. J'ai plus peur pour le bateau que pour moi. Avant de raccrocher, Maud livre un dernier message aux skippers de la Route du Rhum qui ont pris la mer ce dimanche. Je penserai à eux, en particulier pendant la nuit.
Puis retour rapide au passage du Cap de Bonne Espérance. Voilà à quoi ça ressemble : des dépressions plus grosses les unes que les autres qui se succèdent, alternées par des zones de calme plat où l'Oréal, secoué par la forte houle, se transforme en un culbuto flottant. Le Cap des tempêtes, surnom de Bonne Espérance, ne tient pas sa réputation par hasard.











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