Thomas Coville et son nouveau défi
Par tOm, vendredi 1 décembre 2006 :: Voile :: #175 :: rss
Après 7 années de courses et de records en monocoque et en multicoque de 60 pieds (18,28m), le skipper Thomas Coville - troisième de la Route du Rhum - et le groupe Sodeb’O ont décidé de s’attaquer à la performance de Ellen MacArthur. Le 2 Février 2005, Ellen MacArthur réussit l’exploit de tourner seule autour du globe en 71 jours et 14 heures, à bord d’un trimaran de 23 mètres.
En juin dernier, Sodeb’O a lancé au chantier Boat Speed au Nord de Sydney, la construction d’un trimaran de 32 mètres (105 pieds) dessiné par Nigel Irens et Benoît Cabaret.

A peine rentré de Pointe-à-Pitre et après un bref passage au Salon Nautique de Paris, le skipper décollera pour l’Australie. Il découvrira ce nouveau bateau qu’il pense, rêve et fait naître aux antipodes avec son équipe depuis déjà six mois.
48 000 kilomètres en solitaire sur trois coques Dans un an à la même période, Thomas Coville s’attaquera à l’un des défis sportifs et humains les plus engagés qui soient. Passer sous la barre des 71 jours pour faire le tour du monde seul en multicoque, c’est réussir à maintenir une moyenne de 16 nœuds (référence Ellen MacArthur : 15,9 noeuds) sur une distance de 27 000 milles nautiques, soit plus de 48 000 km. Un sprint d’un peu plus de deux mois avec la planète pour terrain de jeu. Trois océans, trois caps, un seul homme et un bateau, une histoire simple et pourtant. De la grosse houle des mers du Sud, aux icebergs, des grains du Pot au Noir aux calmes de Sainte-Hélène, le voyage est complexe, complet, ultime.
__Un trimaran de 32 mètres, une forme originale, une cellule de vie de plain-pied __

Puisqu’ils ne sont pas soumis à une jauge, les maxi multicoques permettent d’explorer en toute liberté de nouvelles voies architecturales. Nigel Irens et Benoît Cabaret ont dessiné le Maxi Sodeb’O en partant du principe que pour accélérer en sécurité dans la grande houle des mers du Sud, il faut avoir de la stabilité longitudinale grâce à des coques fines et effilées. Le bateau doit aussi rester contrôlable par un seul homme. Le nouveau trimaran Sodeb’O possède donc une coque centrale plus longue que celles des flotteurs soit 32 mètres (105’ pieds), 10 mètres de plus que le B&Q/Castorama d’Ellen MacArthur. S’il est long, il n’est large que de 16,50 mètres pour limiter la puissance. La surface de voile est de 25 % plus grande de celle de l'actuel Trimaran Sodeb’O 60'. Les milles accumulés depuis quatre ans en solitaire par Thomas l’ont amené à concevoir un cockpit innovant. Dans les bateaux « classiques », le marin descend dans son bateau ce qui risque de le couper de l’environnement extérieur et de retarder son temps de réaction en cas d’urgence. Abrité sous une bulle en partie transparente, Thomas pourra barrer, manœuvrer, travailler à la table à carte, manger et dormir dans une cellule de vie de plain-pied, sur un même niveau à l’extérieur comme à l’intérieur. « Il est finalement moins stressant pour un marin de dormir sur le pont bien protégé que dans sa bannette tranquille à l’intérieur » explique Nigel Irens.
Le Maxi Sodeb’O naviguera pendant un mois en baie de Sydney pour effectuer les premiers tests à proximité du chantier. Thomas ramènera ensuite le bateau par la mer : en équipage d’abord puis en solitaire jusqu’à La Trinité Sur Mer, son port d’attache. Un demi-tour du monde d’entraînement et de prise de repaires pour le skipper qui s’élancera quelques semaines plus tard pour un tour du monde en solo.
Source: www.sodebo-voile.com










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