Les deux avions ce sont Emmanuel Coindre LADY GINIE et Romain Vergé PARRAINER UN ENFANT. Ils devaient s’être attachés aux avirons ce matin, on ne pu les contacter pendant la vacation.

A soixante milles du second, soit une grosse journée de mer, quatre furieux se tiennent dans un mouchoir de poche. Jean François Tardiveau EASY DANTIC Patrick Favre SIMULFI.COM ; Jo le Guen L’HOMME OU LE MARCHE et Philippe Soetaert CELINE sont dans un périmètre de 10 milles nautiques.

Philippe Soetaert que l’on ne réussit à contacter que très rarement affichait une belle sérénité «Je fais une route plus directe que les autres, c’est vrai qu’au sud ils ont des vagues plus faciles pour le surf alors qu’ici on a une mer croisée mais je garde mon option». Il impressionne Philippe d’autant qu’au départ de Saint Louis il s’était fêlé une côte. Un handicap sérieux pour ramer qui ne l’a pas empêché de s’imposer dans le groupe des «furieux».

Depuis le départ, il ne s’étend pas. Aucune plainte, aucun palabre, il s’en tient aux faits, rien qu’aux faits ; huit heures de rame par jour, pilote automatique la nuit, 2 heures sous la lune. «Je rame, je dors, je mange». Sobre mais efficace…

A quelques encablures, Jean François Tardiveau a lui aussi un discours de loup de mer : « Ils déboulent derrière, mais je ne vais pas me laisser faire. Ca m’amuserait de les avoir à vue et quand ils arriveront au ras de mon tableau c’est là que je mettrais un coup d’accélérateur». Ils ne sont pas là pour rigoler les gabiers…Il faut dire que ces quatre là ont quelques milles au compteur. Jean François était commando de marine, Philippe Soetaert est un vieux briscard avec à son actif une whitbread, plusieurs saisons de course du RORC, une expédition au Groënland et plusieurs convoyages, Patrick Favre comptabilise une transat anglaise, une route du Rhum, un grand prix des multicoques et de nombreuses transats quand à Jo Le Guen et ses quatre précédentes traversées océaniques à la rame on ne le présente plus.

Derrière, six explorateurs ferment la marche. : Jean Jacques Lacroix, IBIS ROUGE ; Jean Pierre Lasalarié CROKIGNOL ; Jacques Djeddi DEFI RETAIS ; Sophie Macé LE KOONAK ; Christophe Henry LE MACAQUE et enfin Didier Lemoine MERCATOR II.

Ils se sont lancés dans l’aventure les yeux grands ouverts et le cœur bien accroché. Jean Yves Terlain, skipper du bateau accompagnateur le Colombus les suit de près. « Nous avons vu Didier hier et nous faisons actuellement route vers Christophe Henry. Ils semblent tous très sereins. Les premiers jours n’ont pas été faciles pour certains mais maintenant on ressent une quiétude générale. Même Didier Lemoine qui a perdu son safran ne s’affole pas ».

Une sérénité confirmée par Christophe Henry : C’est vrai que j’ai eu un gros passage à vide mais je me suis ressaisi. J’ai maintenant l’impression de vivre un rêve et j’ai beaucoup de messages qui me le confirment. Certaines personnes m’ont avouées être droguées au site de Rames Guyane et suivent notre vie à bord tous les jours ». Au programme : 10H de rames par jour, repos et gastronomie. « Aujourd’hui, j’attaque le risotto aux cèpes, demain celui au safran. Sinon le lyophilisé qui marche pas mal c’est le hachis Parmentier ».

Chez son voisin Jean Pierre Lacroix c’était carrément bamboche. « La dernière fois j’ai pêché un thon rouge de trois kilos. Je l’ai mangé dans la journée, cru avec du citron. Ca fait du bien du frais parce que j’en ai un peu marre du lyophilisé et il ne me reste plus qu’une pomme et une orange. Je les regarde tous les jours…

CLASSEMENT:

  1. : Emmanuel Coindre : LADY GINIE
  2. : Romain Vergé : PARRAINER UN ENFANT
  3. : Jean François Tardiveau : EASY DANTIC
  4. : Patrick Favre : SIMULFI.COM

Source: Communiqué de presse