Jean-François Tardiveau - EASYDENTIC , en quatrième position, constate qu’il a perdu quelques milles sur Patrick Favre et s’impatiente : « Je ne comprends vraiment pas, il doit y avoir quelque chose coincé dans la dérive, le bateau n’avance pas comme d’habitude. Cet après midi, j’arrête le canot, je me harnache, et je plonge pour aller voir ; c’est pas normal que les autres continuent d’avancer et pas moi ». Mais le moral tient bon, et il annonce avec une précision d’horloger : « ce soir à 18h, ce sera la moitié du parcours pour moi. C’est bon car maintenant, je vais compter dans l’autre sens ! ».

En sixième position, Jean-Pierre Lacroix - IBIS ROUGE dépasse de 8 milles son objectif quotidien fixé à 50 milles. Son plaisir semble aller grandissant à mesure qu’il se rapproche de ses terres guyanaises. Il commente la nourriture de ces derniers jours : « Plutôt qu’ajouter l’eau chaude directement dans le sachet de lyophilisé, je viens de découvrir que c’était meilleur de verser le contenu dans un bol de manière à récupérer les épices qui se trouvent souvent au fond du sachet. Comme ça, c’est meilleur ! ». Voilà qui met un peu de piquant dans la vie du bord !

A trente mille derrière, Sophie Macé - LE KOONAK avale 60 milles en 24 heures et signe la plus belle performance de la journée de dimanche. Elle reprend des milles sur l’ensemble de la flotte et défend sa septième position. Elle commente ses prouesses en indiquant des conditions de navigation idéales : « C’est la mer comme j’aime, tout est calé, je prends beaucoup de plaisir à descendre les vagues ». Ses efforts sont d’autant plus remarquables que Sophie souffre des mains depuis quelques jours : « Mes mains sont en train de gonfler. Le problème c’est que je n’ai pas mal en ramant, mais plutôt quand j’arrête de ramer. La nuit, c’est terrible, les brûlures me lancent de manière insupportable. Je suis obligé de poser mes mains enflées sur une bouteille d’eau pour les refroidir. Le matin, j’ai du mal à bouger mes doigts ». Lorsqu’on interroge Sophie sur la manière dont elle panse ses blessures, elle ironise : « Moi, l’ancienne infirmière, les bobos, je les soigne d’abord avec du mépris. Les anti inflammatoires, c’est pas mon truc ».

Légèrement en retard sur le reste de la flotte, Didier Lemoine - AMC EUROPE réussi néanmoins à reprendre du terrain sur ses cibles les plus proches : Henry, Lasalarié et Djeddi. Un peu en retrait dans l’est, il bénéficie sans doute de plus de vent favorable que ses rivaux.

Néanmoins, on se rappelle qu’il doit faire avec une embarcation privée de safran depuis plus d’une semaine. Il nous indique « Je dois d’abord positionner mon bateau dans le sens de la houle, ce qui nécessite d’être précis aux avirons, ensuite, il ne me reste plus qu’à ramer normalement ». Et les problèmes de fessier, comment les affronte-il ? « C’est vrai qu’on est assis les quatre cinquième du temps. Sinon, on est accroupi ou allongé ce qui laisse peu de possibilités pour se dégourdir les jambes. Alors de temps en temps, je me lève et je fais le tour du cockpit en marchant, ça fait circuler le sang ».

Classement le 11/12/06 à 11h UT :

  • 1. Romain Vergé - PARRAINEZ UN ENFANT à 1080 milles de l’arrivée
  • 2. Jo Le Guen - L’HOMME OU LE MARCHE à 38 milles du premier
  • 3. Patrick Favre - SIMULFI.COM à 54 milles
  • 4. Jean-François Tardiveau - EASYDENTIC à 70 milles
  • 5. Philippe Soetaert - CELINE à 84 milles...