Maud Fontenoy: bientôt la Nouvelle Zélande
Par Team Vagueo, vendredi 5 janvier 2007 :: Voile :: #266 :: rss
Après le calme la tempête ! Si Maud Fontenoy a pu profiter d’une accalmie la semaine dernière en contournant un anticyclone, elle débute l’année 2007 avec les conditions difficiles qui donnent à son tour du monde à l’envers toutes ses dimensions d’aventure et d’exploit. Fortement secouée par des dépressions qui se succèdent avec des vents de 45 à 70 noeuds et des creux jusqu’à 9 mètres, la navigatrice fait le dos rond en attendant des jours meilleurs.
« Aujourd’hui est une vacation difficile car je me fais un peu secouer, a-t-elle précisé d’entrée. Cela fait pas mal d’heures que je suis brassée par les vagues. Plusieurs très grosses dépressions ont déchaîné les éléments et rendu la mer difficile. J’avance en ce moment en crabe car le bateau a du mal à remonter contre le vent et le courant.

Je suis enfermée à l’intérieur, dans mon coffre-fort en aluminium. Il reste juste un petit bout de grand-voile pour ne pas coucher le bateau. J’espérais que l’année 2007 commencerait un peu mieux ! »
A une petite semaine de mer de la Nouvelle-Zélande, Maud Fontenoy et son L’Oréal Paris ont une nouvelle fois réveillonné seuls dans les 40 èmes Rugissant. « J’ai eu quelques heures de soleil lors de la Saint Sylvestre, ce qui est rare dans mon environnement. Depuis un mois, c’est le pays de l’ombre. Profitant d’une météo plus calme, j’ai pu me faire des crêpes. Le résultat n’était pas extraordinaire. C’était un peu caoutchouteux, mais cela me changeait de mon quotidien lyophilisé. »
Les albatros se font de plus en plus rares à l’approche de la Nouvelle-Zélande. L’un d’eux virevoltait encore hier dans 70 noeuds de vent, offrant un peu d’évasion à la navigatrice qui s’avoue angoissée par les conditions. « J’ai peur que le bateau se retourne, peur des paysages dantesques avec les murs de vague. C’est une ambiance des ténèbres. L’impression d’être dans un autre monde. J’essaye de me détendre, ce qui est difficile. Il faut serrer les dents et attendre, au moins jusqu’à samedi que les conditions se calment un peu. » Seul réconfort pour commencer l’année, Maud a franchi la mi-parcours de son périple autour du monde le premier de l’an. Désormais, elle se rapproche de la Réunion. « J’espère arriver à la Réunion fin février. Je vais tout faire pour mettre le pied à terre avant le 1 er mars. »







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