Charles Hedrich, qui a battu mercredi le record de la traversée de l'Atlantique à l'aviron en 36 j 6 h et 37 min, a déclaré dans un entretien téléphonique à l'AFP que "tout s'était super bien passé" et qu'il espérait être à Paris "vendredi si j'arrive à attraper un avion".

"C'était une arrivée dans le délire absolu. Au départ il n'y avait rien de prévu. J'ai pensé aller sur Belém (Brésil) parce que personne ne pensait que l'on pouvait entrer dans l'Amazone. Je suis entré dans le delta. Je ne pensais pas que ce soit possible parce que le courant me repousserait. Mais mon routeur, Christian Dumard, m'a expliqué que c'était possible parce que dans le delta, la marée l'emporte sur le courant", a expliqué Hedrich depuis Cayenne, où il se trouvait jeudi après-midi.

"Lorsque je suis arrivé, il n'y avait personne. Un peu après, j'ai vu arriver un indien. Il était très sympathique, il m'a proposé un peu de manioc, il est resté une dizaine de minutes avec moi et il est parti. Je n'ai même pas pensé à le filmer. Ensuite j'ai vu quelques embarcations sur le fleuve puis ma femme est arrivée avec la pirogue de Macapa. Ils ont mis du temps à me trouver parce que le pilote de la pirogue ne savait pas utiliser le GPS" a raconté le navigateur.



Ce record labellisé par l'Ocean rowing society était jusque là détenu par son compatriote, le Nantais Emmanuel Coindre, en 42 j, 14 h et 32 min (entre La Gomera Canaries et La Barbade).

Crédit Photo: www.charleshedrich.org