Voile: Stamm et le Horn, une histoire d'amour explosive.
Par Team Vagueo, mardi 6 février 2007 :: Voile :: #357 :: rss
Cela est en passe de devenir une habitude pour Bernard Stamm. Dès qu´il s´approche du Cap Horn, les conditions météo se dégradent. Déjà il y a quatre ans, le passage du célèbre cap avait été mouvementé. Cette année aussi, le passage du dernier des trois grands caps de la VELUX 5 OCEANS s´annonce musclé pour CHEMINEES POUJOULAT.

Sous trois ris dans la grand-voile et ORC devant, liston dans l’eau, Bernard se fait secouer dans 40 nœuds de vent, à moins de 500 milles du célèbre cap. Le Horn, véritable porte de sortie du Grand Sud, s’apprête donc une nouvelle fois à saluer à sa manière la confortable avance de Bernard Stamm. Une avance qualifiée de « sacrée tartine » lors d’une vacation hachée entre Bernard et Lionel Lemonchois, vainqueur de la dernière édition de la Route du Rhum – La Banque Postale, en multicoque.
1 700 milles derrière le leader, Kojiro Shiraishi, SPIRIT OF YUKOH, est piégé dans une zone de petit temps. Le skipper Japonais progressent dans le brouillard vers la deuxième « porte des glaces », marque de parcours a respecter obligatoirement dans cette deuxième étape de ce tour du monde en solitaire avec escales. « Il y a beaucoup de brouillard. La visibilité est tombée sous les 200 mètres. La température de l’eau de mer a elle aussi chuté sous les 6 degrés. Pour le moment aucune glace n’a été signalée, mais il va être temps de faire route au Nord. »
Coincé dans la pétole, les journées sont longues pour Kojiro. « Je passe mon temps à changer de voile d’avant, du génois au code 5, pour grappiller quelques nœuds, souvent en vain. » A l’arrière de la flotte, à 2 800 milles du leader, Sir Robin Knox-Johnston, SAGA INSURANCE, Graham Dalton, A SOUTHERN MAN – AGD et Unai Basurko, PAKEA font le dos rond dans des conditions météo là aussi musclées. D’autant que RKJ a toujours des problèmes de connexion. « Sans fichiers météo fiables et précis, c’est très compliqué de mettre en place une stratégie de course. » Les trois skipper, qui naviguent dans un mouchoir de poche, s’attendent à rencontrer de l’air et à être une nouvelle fois malmenés par les conditions météo éprouvantes du Grand Sud.
Source Velux 5 Oceans
Crédit photo: Jacques Vapillon







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