C’est cette tactique et ce talent d’anticipation qui lui ont permis de déposer ces adversaires les uns après les autres depuis le départ le 14 janvier de Fremantle. Son dernier ‘coup’ étant d’être passé juste avant qu’un énorme anticyclone ne lui barre la route en plein Pacifique sud. Kojiro Shiraishi y est resté scotché alors que Bernard n’a cessé de creuser jour après jour.

«Je profite encore de la dépression que j’avais pour passer le Cap Horn pendant à peu près 36 heures. Après, j’aurai du vent plus faible. Là, j’ai des rafales à 50 nœuds, Cheminées Poujoulat rue plus souvent qu’à son tour, il part en survitesse, j’ai intérêt à rester vigilant. Là, je vais commencer à matosser pour préparer mon empannage ; Un coup vers l’est, un coup vers le nord, toujours au portant, c’est pas si mal, même s’il y a beaucoup de bascules. En plus, je suis plutôt heureux d’aller vers le soleil et la civilisation. Je suis quand même seul au monde depuis plusieurs semaines, dans le froid et l’humidité. »

Cheminées Poujoulat naviguait au large de l’Argentine (face au golfe de Saint Georges), il devançait son poursuivant de 1848 milles en début d’après midi.

Source & crédit photo: RivaCom