La première caractéristique assez frappante lorsqu'on regarde la liste des équipiers depuis le début de la Louis Vuitton Cup, c'est leur composante nationale ou internationale. Chez Emirates Team New Zealand, on dénombre par exemple 15 équipiers kiwis pour 2 ou 3 Américains. A l'inverse, l'équipage de Luna Rossa est composé d'un noyau de 6 ou 7 Italiens, associés à des Américains, Néo-zélandais, Danois, Brésiliens, Suédois, Anglais et Australiens. Un changement radical de philosophie par rapport à leurs précédentes campagnes à la connotation italienne beaucoup plus marquée.

Depuis le début des séries éliminatoires des challengers, la composition de ces équipages a très peu évolué, notamment aux postes clefs. Les wincheurs et les équipiers d’avant ont tourné, mais la cellule arrière des bateaux italiens et néo-zélandais est restée la même.

Seules exceptions, l'introduction de Torben Grael au poste de Charlie McKee chez Luna Rossa, avant le début de la Louis Vuitton Cup, et le remplacement temporaire d'Adam Beashel, blessé à la main, par Mark Mendelblatt sur NZL 92 jusqu'au 19 mai.

Quant à l’expérience cumulée des marins (d’après la liste d’équipage du dernier match du RR2) elle est très importante à bord des deux bateaux, avec un avantage pour Emirates Team New Zealand. A bord de NZL 92, on compte 48 campagnes pour l’America’s Cup contre 32 sur ITA 94. Au sein des deux syndicats, quelques membres ont 6 campagnes à leur actif. C’est le cas d’Andrew Taylor chez Luna Rossa et de Don Cowie chez ETNZ. Chez les Kiwis, tous les équipiers ont au moins une expérience de la Coupe, tandis que chez les Italiens, deux d’entre eux vivent ici leur première campagne.

De nombreux équipiers sont également passés d’un syndicat à l’autre…notamment dans le sens Nouvelle-Zélande / Italie.

Dans l’équipe navigante transalpine, on trouve le régleur kiwi Daniel Fong qui était aux côtés de Team New Zealand en 1992 et 2003, de même que le wincheur Andrew Taylor qui avait battu Luna Rossa en 2000, participé aux challenges néo-zélandais entre 1988 et 1995 avant de rejoindre OneWorld en 2003, où Spithill était déjà à la barre. Avec Taylor, Alan Smith fait partie des recrues les plus chevronnées, grâce à ses 6 participations : 1988 et 2002 avec TNZ, 1995 avec One Australia, 2000 avec Luna Rossa et 2003 avec OneWorld. Autre transfuge notoire : la légende Tom Schnakenberg, membre éminent de TNZ de 1988 à 2003, aujourd’hui embarqué dans le syndicat italien.

L’équipage de Luna Rossa est un mélange de vétérans et de nouveaux venus. Parmi les anciens, on retrouve dans la cellule arrière le tacticien Torben Grael et le navigateur Michele Ivaldi qui ont tout deux vécu, aux côtés de De Angelis, les joies de 2000 et les peines de 2003.

James Spithill est cependant arrivé chez Luna Rossa en amenant avec lui huit nouveaux équipiers issus de OneWorld : les frères américains Charlie et Jonathan Mc Kee, Alan Smith, Andrew Taylor, le Japonais Tatsuya Wakinaga, Andy Fethers, Ben John Durham et Joe Newton. Ces trois derniers sont nés en 1977 et sont Australiens comme Spithill (lui-même né en 1979), avec qui ils ont débuté en 1999 sur Young Australia.

Sur le Class America néo-zélandais, on ne trouve qu’un seul ancien de Luna Rossa : Don Cowie, engagé dans le syndicat de Bertelli en 2000.

Enfin, sur NZL 92, le ‘boss’ est bien à bord mais il ne barre pas. Grant Dalton, le patron d’Emirates Team New Zealand, officie au pied de mât et aux moulins à café… tout en gardant un œil sur ses hommes. Mais sur l’eau, c’est Dean Barker qui reste officiellement aux commandes, au titre de barreur et skipper du bateau.

Source: communiqué ACM