Après avoir répondu aux questions des journalistes quelques minutes après le passage de la ligne d’arrivée, les deux finalistes de la Louis Vuitton Cup se sont présentés dans le canal du Port America’s Cup où ils étaient ovationnés par la foule.



Très déçus, les Italiens ont fait bonne figure face aux spectateurs venus les applaudir. Leur barreur James Spithill déclarait amer : « ce résultat est quand même un peu surprenant car les deux équipes pensaient aller jusqu’au bout des neuf matchs. Cette semaine, tout est allé dans leur sens, ils ont extrêmement bien navigué et se sont montrés impossibles à battre. »



Sur une barge mouillée devant le bâtiment Veles e Vent, le Néo-zélandais Peter Montgomery, commentateur vedette de la Coupe, a fait office de maître de cérémonie pendant que deux parapentistes tombaient du ciel, portant avec eux la mallette contenant le trophée de la Louis Vuitton. Michel Bonnefous, PDG de l’instance organisatrice de la 32e America’s Cup et Yves Carcelle, Président et PDG de Louis Vuitton Malletier, ont pris la parole, en présence d’Antoine Arnault, directeur de la communication de Louis Vuitton. Les héros du jour ont enfin été présentés et acclamés par la foule massée sous le foredeck club. Grant Dalton, le patron d’Emirates Team New Zealand, a tenu à féliciter son équipe, à rendre hommage à son adversaire Luna Rossa et aux organisateurs de l’événement, avant de terminer par un remerciement chaleureux à tous les supporters.



Ce soir, les hommes de l’hémisphère sud vont faire la fête, tout en songeant à leur prochain challenge, comme l’évoquait Dean Barker en conférence de presse : « C’est la première fois que je participe à la Louis Vuitton Cup. C’est fantastique de faire partie d’une équipe qui atteint ce niveau de compétition. Mais ce n’est qu’une étape vers notre but ultime qui est de battre Alinghi et de remporter la Coupe. »



Il y a 12 ans, en 1995, Team New Zealand avait déjà gagné la Louis Vuitton Cup avant de remporter le Match. A l’époque, Dean Barker était encore un jeune régatier. Cinq ans plus tard, il brandissait l’Aiguière d’Argent, brillamment défendue par son équipe face à Luna Rossa Challenge. En 2003, la défense néo-zélandaise s’inclinait cette fois 5-0 face à Alinghi, le vainqueur des challengers. Pour cette 32e America’s Cup, les rôles sont inversés.



Le Defender Alinghi connaît donc parfaitement son adversaire. « C’est un super résultat de la part d’Emirates Team New Zealand. Ils ont très bien navigué pendant toute cette série de régates. Depuis des années, je pense qu’ils représentent l’équipe type, capable de gagner les éliminatoires des challengers, donc ce n’est pas vraiment une surprise pour nous… » a déclaré ce soir Brad Butterworth, le skipper d’Alinghi.



Le 23 juin, dans 17 jours exactement, les deux équipes se retrouveront en combat singulier... un remake de 2003 qui prend des airs de revanche.

Source & photos:ACM