20 nœuds de vent d’ouest… et peut être une rapide et belle bascule de 90 degrés au nord très mollissant, c’est probablement ce qui attend les solitaires dimanche sur les 17 milles du parcours côtier mouillé devant les plages normandes. Dès 7 heures du matin, les 50 Figaro Bénéteau devront quitter le bassin Saint Pierre pour emprunter le canal qui les mènera en Manche, dans la rade de Caen, où sera installée la zone de départ. Le coup de canon du Prologue Afflelou de la 38e Solitaire Afflelou Le Figaro sera donné à 11 heures. Au menu : un petit louvoyage jusqu’à la bouée de dégagement puis un grand bord de portant. Les marins affaleront leur spinnaker au pied du PSP ‘Pluvier’ de la Marine Nationale et repartiront au près jusqu’à la cardinale Est Ouistreham, à l’entrée du chenal. L’arrivée sera jugée plus au sud, non loin des plages du débarquement.

Il n’y a pas si longtemps, franchir en vainqueur la ligne d’arrivée du Prologue était de mauvais augure. Mais la plupart des marins ont mis au placard cette vieille superstition. L’année dernière, le ‘bizuth’ Jean Pierre Dick avait remporté cette régate d’ouverture, sans effet sur le classement, « mais par le passé Yann Eliès et Gildas Morvan se sont aussi tous les deux adjugés la première étape après avoir empoché le Prologue », rappelle Bertrand de Broc (Les Mousquetaires) qui résume une philosophie largement partagée par les 50 solitaires : « le Prologue sert avant tout à régler les derniers détails… mais s’il y a une occasion de gagner, on ne va pas s’en priver! »

A l’issue de ce tour de chauffe sportif, place aux festivités. A 15h30, la flotte va s’organiser en parade et pavoiser au moteur tout au long du canal qui les ramènera de Ouistreham à Caen. Le ‘Flamant’, PSP de la Marine Nationale qui escortera la course sur la première étape, sera en tête de file, suivi de ‘Crédit Mutuel de Normandie-Ville de Caen’, le Figaro Bénéteau de Jean-François Bulot, local de l’étape.