[Tour du monde en solitaire] Le calme après la tempête
Par tOm, mercredi 16 janvier 2008 :: Voile :: #760 :: rss
Travers au vent, solidement appuyé sur son flotteur bâbord, IDEC filait ainsi aux premières lueurs du jour ses 16-18 noeuds sur une mer toujours "mal rangée". Teintée d'un brin de lassitude, la voix de Francis trahissait aussi un peu de soulagement après ces 53 jours de lutte.
"J'ai eu des grains hyper forts en début de nuit," raconte Joyon, "avec 35 noeuds et derrière des coups de calmes. Il a fallu beaucoup manoeuvrer et depuis ce matin, j'ai pu renvoyer de la toile. Sous un ris et solent, je navigue à présent sur le bon bord à 16 ou 17 noeuds de vitesse. Le bateau tape moins, bien en appui sur son flotteur." Francis conserve ainsi une trajectoire limpide, cap plein nord, vers l'archipel des Açores sous lequel paresse le centre des hautes pressions. En abordant ces dernières par le sud, IDEC va sentir le vent tourner sur son tableau arrière et c'est au portant qu'il faudra négocier l'entrée dans les régimes d'ouest. Un premier empannage bâbord amure permettra de parer les îles, puis un second côté tribord cette fois, qui marquera concrètement le début du sprint final au portant vers Brest.
Un Bateau Fatigué
"Après mes problèmes de trinquette hier, je constate des fatigues un peu partout sur le bateau ; J'ai perdu un peu confiance dans mes lashings en spectra et je constate que ça lâche un peu partout" . Après 25 000 milles disputés à haute vitesse, IDEC a un peu perdu de sa splendeur, mais rien de son panache ni de sa superbe. Car en dépit des avaries qui contrarient depuis l'équateur sa progression, Joyon et son grand multicoque maintiennent ce soir un écart de 2 900 milles sur le trajet record d'Ellen MacArthur.
La barre hautement symbolique d'un tour du monde en moins de 60 jours demeure, si tout va bien, à leur portée.
Source: Communiqué de preses










Votre publicité ici