Avant de goûter aux plaisirs d’une traversée océanique sur le mode de la régate, les 52 marins sur les rangs – purs pros et amateurs éclairés – vont devoir quitter le système dépressionnaire de rigueur au printemps et en découdre dans le golfe de Gascogne dans une météo qui s’annonce aussi complexe et que tordue.


Nicolas Troussel (Financo)

« Il y a une petite dépression qui traîne en dessous de Concarneau. On va partir dans un vent un léger vent de Nord qui va basculer au Nord-Est. On va s’élancer au portant. Si le centre dépressionnaire peu actif remonte un peu, cela risque de devenir un peu plus pétolou. Mais c’est surtout ensuite que les choses se compliquent. Le vent va refuser et se renforcer au fur et à mesure de la descente, nous passerons le cap Finisterre au près. Le jeu va s’ouvrir et nous aurons pas mal de bords à tirer. Le positionnement sera crucial et de premiers écarts pourront se creuser. »

Luc Poupon (Solarinox)

« Nous allons partir dans 10, 15, 20 nœuds de Nord, Nord-Est. Les conditions du départ seront plutôt agréables. Au passage du cap Finisterre, nous négocierons le passage d’un petit front et les premiers choix de route pourront se dessiner. Au large de la Corogne, ça va être plus chaud. La situation n’est pas claire du tout et on risque de rencontrer des zones de calme au large du Portugal. Ce qui fait l’intérêt de cette course, c’est que ce n’est jamais pareil. Dans les annales, il n’y a pas de route qui se distingue : route au centre, route plutôt Nord ou route Sud du Sud, on ne peut pas dire en théorie que l’une marche plus que l’autre. C’est seulement à l'arrivée qu’on saura quelle trajectoire il fallait suivre. »

Source: Transat AG2R