[Grand Prix Petit Navire] La caisse à savon est à l'honneur!
Par tOm, lundi 28 avril 2008 :: Voile :: #971 :: rss
Du 28 au 30 avril 2008, l'Optimist, l'un des plus petits voiliers de plaisance qui soit, est à l'honneur au Grand Prix Petit Navire! Les 180 élèves de CM2 de Douarnenez ont commencé aujourd'hui leur Grand Prix Petit Navire tandis que les monocoques Open et les Dragon continuent de régater dans des conditions météo un peu plus sportives qu'hier. Des grains, du soleil, du vent… Toute la panoplie de couleurs dont dispose la baie de Douarnenez était de sortie, les quatre saisons en une journée.

Avec ce petit bateau, Douarnenez fut, en 1966, l'une des premières villes à faire découvrir les vertus pédagogiques de la voile et de la mer aux enfants des écoles.
Pour la sixième année consécutive, le centre nautique de Tréboul organise un challenge sportif qui clôt une année et demi de pratique de l'optimist dans le cadre de la voile scolaire. Cette année, 8 classes de CM2, soit 180 élèves, se retrouvent au Grand Prix Petit Navire. Pour cette première journée, six classes alterneront régates en mer et ateliers pédagogiques à terre. « L'objectif est de tester toutes les connaissances acquises sur le milieu maritime» explique Jean-Pierre Lailic, directeur du centre nautique de Tréboul. Pour ces 180 enfants, le Grand Prix Petit Navire marque la fin de la pratique de l'optimist, ils vont pouvoir dès le mois prochain changer de support. Créé à la fin des années 40, la légende veut que l'architecte de l'Optimist, l'Américain Clark Mills, se soit inspiré des fameuses caisses à savon dans lesquelles ses enfants jouaient. Une origine et des dimensions (2,30 m par 1,20 m) qui lui valent encore ce surnom. En quelques années, l'Optimist est devenu le dériveur le plus répandu au monde avec plus de 150 000 unités. Les clubs de voile se sont d'ailleurs rapidement rendus compte qu'ils tenaient, avec ce bateau, le parfait outil d'apprentissage de la voile.
Du côté de chez les grands
«Ce sont de bonnes conditions pour régater » expliquait un Gwen Chapalain bien inspiré au départ des Dragon ce matin, « sportivement ça va être intéressant ». Une belle journée pour naviguer que Bruno Peyron n'a pas pu malheureusement apprécier, en effet, il souffre d'une forte douleur à la nuque et a préféré jeter l'éponge. C'est Louis Urvois, le fils, qui le remplace aux côtés de Jimmy Pahun et Yohan Richomme. La première course, sur un parcours identique à ceux d'hier, a été lancée à 13 heures 19 et s'est achevée à 14 heures 47. Dans 15 nœuds de vent d'ouest, sur une mer bleue marine et peu agitée, c'est justement le bateau de Louis Urvois, Gwen Chapalain et Vincent Hoesch, Ar Youleg II, qui s'est imposé. Une seconde course a été envoyée dans la foulée par Yves Léglise.
Loïc Ponceau, le président du comité de course de monocoques Open confirmait qu'il allait y avoir du 'goût du large' sur sa course lancée à 10 heures 38 pour les Mini, 10 h 48 pour les 40 pieds et 10 h 58 pour les 60 pieds. Ces deux dernières séries s'affrontant sur un parcours commun de 58 milles, tandis que les Mini courent sur 37 milles. Les 16 concurrents en 60 et 40 pieds de la course au large du Grand Prix Petit Navire ont pris le départ du port du Rosmeur, sont passés par la pointe de Brézéllec, les Tas de Pois puis retour vers le Rosmeur via Morgat. Un beau parcours sur lequel le vent est monté progressivement. En 60 pieds, au terme d'une régate très tactique, Michel Desjoyeaux, sur Foncia a imposé sa loi devant Gitana Eighty, suivi de Generali et Safran.
Cette fin de course a offert un spectacle rarissime en baie de Douarnenez quand les 60 pieds ont déboulé au beau milieu de la flotte des Dragon en course. Un jeu de quilles exécuté avec une précision d'orfèvre… Impressionnant !
Source: communiqué de presse









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