Ouganda: Nil Blanc et peur bleue
Par Team Vagueo, mercredi 23 juillet 2008 :: Kayak :: #1097 :: rss
Rider le Nil Blanc n'est pas exercice aisé! Seuls une poignée de kayakistes chevronnés affrontent ses rapides de classe IV, voire V (cf définitions ci dessous). Une bonne respiration est nécessaire pour encaisser les mètres cube d'eau déversés et les multiples pièges du fleuve, syphons, trous d'eau et autres marmites bouillonnantes exigent une concentration et des nerfs à toute épreuve! De même, il faut à tout prix éviter de sortir du kayak dans ces conditions car un corps seul peut se faire entrainer au fond et ne jamais ressortir. Le fleuve ne pardonne pas....
Une fois ses marques prises, le bonheur du surf et la vitesse incroyable du kayak sur un fond sonore assourdissant sont au rendez vous!
La partie Ougandaise du Nil Blanc ne sera peut etre plus navigable et le spot mythique risque de s'éteindre, les kayakistes devront en effet laisser la place à un projet de barrage necessaire à) l'approvisionnement d’électricité de Jinja et au développement du pays.
Définitions: Classes Rivières
Classe IV - Très difficile - passages non visibles par avance, reconnaissance nécessaire
Rivière comportant un important dénivelé où se succèdent de grosses vagues continuelles, rouleaux puissants et rapides, roches obstruant le courant, chutes plus élevées avec rappel. Classe qui impose une très bonne aisance aux amateurs de Nage en Eau Vive.
Classe V - Extrêmement difficile - reconnaissance systématique
Rivière très difficile, forts dénivelés, vagues, tourbillons, rapides à l’extrême. Les seuils et les rouleaux sont énormes, les drossages dangereux. Passages étroits, chutes très élevées avec entrées et sorties difficiles. A n’entreprendre que par des équipes très chevronnées, d’un excellent niveau sportif et en très bonne condition physique.








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