Première nuit en solitaire pour la Figaro
Les 49 solitaires ont passé leur première nuit en mer au milieu du rail des cargos dans des conditions de navigation idéales. Depuis mardi soir, ils progressent en effet sous spi à la faveur d’un vent de nord-est mollissant qui les propulsait ce matin à 6,5 nœuds de moyenne, en direction de la première grande marque de parcours : Fairway, dans le sud-ouest de l’Ile de Wight.

Au menu : glissades sous spi au largue serré, bancs d’algues récalcitrants, du courant à négocier, notamment au passage de la pointe de Barfleur, hier soir dans les cailloux. La lune a illuminé la route vers les côtes anglaises, que chacun a négocié à sa manière, sur une mer parfaitement lisse. La flotte s’est en effet étalée en latéral sur une quinzaine de milles d’ouest en est. L’entonnoir de Fairway sera le juge de paix. Les écarts commencent également à se creuser entre les leaders et Jimmy Le Baut (Port Olonna-Arrimer) qui fermait la marche au classement de 4h00.
23 milles plus au nord, Gérald Véniard (Scutum), en tête depuis hier après-midi, a réussi à conserver sa position. Grâce à « une bonne carbu », le double vainqueur d’étape de 2006 distance Christopher Pratt de 0,8 milles, lui-même talonné par Frédéric Duthil (Distinxion) et Michel Desjoyeaux (Foncia). Par paire ou trio, le top 10, également composé de Chabagny, Mahé, Bérenger, Treussart, Nagy et Troussel navigue à vue. Le premier bizuth, Vincent Biarnes (Côtes d’Armor) réalise un beau début d’étape et pointe ce matin en 11e position.
A défaut de repos (Michel Desjoyeaux avouait tout de même s’être accordé un petit roupillon), les skippers se sont régalés dans ces conditions de navigation… Un plaisir à peine troublé par la perspective d’une belle pétole à venir.
« Il va falloir préparer le mouillage »
« On ne va pas y couper » confie Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), satisfait de son début d’étape. Le courant devrait en effet s’inverser à partir de 8 heures ce matin et se retrouver face aux étraves des figaristes. Associé à un vent qui s’essouffle d’heure en heure, on comprend mieux pourquoi les marins se préparent à une longue et dure journée sous le perfide Albion…























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