Voile: Maud Fontenoy ne baisse pas les bras
Au lendemain de son démâtage, Maud Fontenoy a décidé de continuer son aventure. Elle va tenter de boucler son tour du monde à contre-courant des vents dominants, en solitaire et sans escales et rejoindre La Réunion coûte que coûte.

La navigatrice française Maud Fontenoy qui a démâté samedi sur son voilier L’Oréal Paris dans l’océan Indien, s’emploie dimanche à dresser un gréement de fortune pour boucler son tour du monde à contre-courant et rejoindre La Réunion coûte que coûte, “Je ne baisse pas les bras, je repars, je vais y arriver”, a assuré Maud Fontenoy, moins de 24 heures après son démâtage dans l’océan Indien. Jointe sur son téléphone satellite, la jeune femme raconte les dernières heures passées sur L’Oréal Paris”. Elle est très émue, épuisée. Ses propos sont entrecoupés de sanglots.
“Dès le lever du jour, je me suis attelée au déblaiement du pont. Un fouilli inextricable de haubans, cordages, voiles couchées. Un désastre. J’ai d’abord attaqué les haubans à la scie à métaux pour libérer le mât couché sur la poupe. Dix heures à m’acharner. J’ai les mains en sang. J’ai dû aussi découper les voiles à la scie. Puis tout est parti à l’eau. Un bout de mât est resté accroché à la traine à cause d’un winch coincé. J’ai cogné, tiré dessus, arc-boutée à me rompre le dos. J’ai gagné”.
“Je ne croyais pas vivre de tels moments dans ma vie et les surmonter. Je suis super fière de moi. Mais je pense surtout à tous les enfants qui suivent mon aventure et me soutiennent. C’est à eux que je dédie ces efforts. C’est pour eux que je fais tout ça, pour leur montrer que même dans les pires galères, on peut s’en sortir à force de volonté et d’énergie. J’y arriverai à La Réunion. Oui, je le bouclerai ce fichu tour du monde à l’envers”, conclut Maud Fontenoy. Un porte-containers allemand dérouté doit rejoindre Maud vers 16h. “Je leur demanderai de l’eau et du fioul pour faire tourner le moteur afin d’assurer mon alimentation électrique. C’est tout”, assure-t-elle.
Copyright photo : R. Bouhet - AFP






















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